Protocole de mise en place pour plancher chauffant par réactif inducteur

Le plancher chauffant est très prisé dans le bâtiment neuf : il constitue un émetteur à basse température, à l’encombrement bien moins important que les radiateurs. Cependant, sa bonne mise en œuvre nécessite l’observation de quelques règles essentielles et une coordination entre les différents corps d’état qui prennent part à sa réalisation.
Parmi les désordres les plus couramment constatés : la dégradation des revêtements, principalement les carrelages, qui peuvent se fissurer s’ils sont posés trop tôt.L’installation d’un plancher chauffant est un travail d’équipe, qui fait appel à plusieurs métiers. Si d’autres réseaux ou canalisations passent sur la dalle, un maçon intervient avant le chauffagiste pour réaliser une chape de ravoirage. Le chauffagiste doit alors veiller à bien réceptionner son support, en s’assurant du temps de séchage à respecter et en vérifiant que les critères de planéité sont bien remplis, à savoir 3 mm sous la règle de 2 m (NF DTU 52.10), ce qui nécessite la mise en œuvre d’un ouvrage intermédiaire. Il applique ensuite un isolant sur toute la surface, ainsi qu’un isolant périphérique le long des murs. Puis il place ses canalisations de chauffage. Ces dernières sont ensuite couvertes d’un grillage antiretrait servant à éviter un affaissement trop important de la couche d’enrobage en béton qui lui succède. Cette dernière n’est pas coulée par le chauffagiste, mais par un autre intervenant. Une fois créée cette dalle d’enrobage, et avant la pose de tout revêtement, il faut laisser au béton le temps de sécher, ce qui peut durer jusqu’à 21 jours. Puis il convient de prévoir une première mise en chauffe d’une bonne semaine (3 jours minimum à 20-25°C, plus 4 jours minimum à la température de service maximale), suivie d’un arrêt du chauffage de 48 heures au moins. Le carrelage peut alors être posé. Après quoi, un ultime temps d’attente est nécessaire avant la remise en chauffe. Tous ces délais peuvent être très contraignants sur un chantier et sont à prendre en compte dès le début du projet dans un rétroplanning partagé entre les différentes équipes. Celles-ci doivent aussi communiquer entre elles pour obtenir la bonne hauteur totale du plancher, qui doit bien sûr, au final, correspondre parfaitement à celle des seuils de portes. Les planchers chauffants sont également soumis à des limites réglementaires de températures. L’arrêté du 23 juin 1978 précise que la température au sol ne doit en aucun point dépasser 28°C, pour éviter des problèmes de circulation sanguine chez les occupants.
Quant à la température autour des éléments chauffants dans une dalle en béton, elle ne doit pas excéder 50°C, ce qui suppose de prévoir une sécurité adaptée. À noter, de surcroît, la nécessité, réglementaire dans le bâtiment neuf (arrêté du 24 mai 2006), de mettre en place une boucle au moins par pièce chauffée, avec un ou plusieurs dispositifs d’arrêt manuel et de réglage automatique en fonction de la température intérieure de la pièce.Protocole de mise en place pour plancher chauffant par réactif inducteur dans Conseils BM20140363801_1

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